Chefs-d'oeuvres des paravents nanban

Chefs-d'oeuvres des paravents nanban

À partir de 1543 – date de l’arrivée des premiers Européens en terre nipponne – les Japonais entrèrent en contact régulier avec les Nanban et ce, jusqu’à la fermeture du pays à partir des années 1630. Ces « barbares du sud », des commerçants et des missionnaires en provenance majoritairement du Portugal, influencèrent l’art japonais des xvie et xviie siècles, au point de donner naissance à un courant artistique qui perdurera dans les années 1500-1600.

Les peintures ornant les byôbu (paravents) nanban, véritables tableaux révélant un croisement et un choc de civilisations, sont écrasantes par leur beauté. À travers le travail de deux écoles, l’école Tosa et l’école Kanô, se dessine sous nos yeux ébahis l’histoire de l’arrivée des Portugais d’un point de vue oriental. Tantôt critiques, tantôt festifs et joyeux, les byôbu mettent en images les prémices de l’occidentalisation de l’Asie.

Chefs-d’œuvre des paravents nanban présentera les treize byôbu les plus importants et intéressants de l’époque de l’art nanban. Ils seront accompagnés d’un texte très riche sur la passionnante histoire de la rencontre – commerciale, religieuse et culturelle –entre l’Europe et le Japon à cette époque.

Nous avons réunis dans ce beau livre des paravents du Musée municipal de Kobé et du Museu national d’Arte Ancien de Lisbonne (où se trouvent les deux plus importantes collections d’art Nanban), mais également du Victoria & Albert Museum de Londres, du Rijksmuseum d’Amsterdam, du Musée de Nagazaki, du Nanban Bukakan d’Osaka, du Musée Idemitsu de Tokyo, du Musée Guimet et du Musée Soares dos Reis, ainsi qu’un inédit provenant d’une collection privée aux États-Unis.

Considérée comme une des spécialistes de l’art nanban au Portugal, Alexandra Curvelo, professeur émérite à l’Universidade Nova de Lisbonne, propose aussi une description et analyse de chaque paravent et révèle avec brio une époque encore inconnue de l’histoire et de l’histoire de l’art de l’archipel japonais.