Étude contrastive des tournures concessives en français et en chinois

Étude contrastive des tournures concessives en français et en chinois

Partager sur :

Soutenue en par Ming Huang

La concession est une relation logique « secondaire » complexe qui se nourrit de plusieurs notions de base : l’hypothèse, la temporalité, la causalité, la négation, l’intensité, la subjectivité, etc. En reliant toutes ces notions, nous traitons les quatre locutions concessives les plus utilisées ainsi que leurs homologues dérivés de la même série en chinois : ji shi « bien que » « même si », sui ran « bien que » « malgré » (et zong ran « bien que » « même si »), na pa « bien que » « même si », jiu shi « même si » (et jiu suan « bien que » « même si »). L’objectif de notre travail est d’explorer le mécanisme concessif dans ces deux langues typologiquement distantes et différentes. En nous inscrivant en principe dans la même ligne que A. Meillet (1912), R. Martin (1982 et 1987) et O. Soutet (1987, 1990 et 1992), etc., nos recherches démontrent non seulement l’évolution diachronique de ce marqueur concessif étudié, mais mettent également en évidence ses rapprochements avec certains connecteurs analogues français (tels que cependant, alors, si, ja, nonobstant, etc.) pendant leur processus de grammaticalisation d’une manière à la fois sémantico-logique et syntaxico-discursive. Notre étude comprend divers corpus allant du chinois archaïque au chinois moderne, ainsi que des méthodologies linguistiques pour classer et traduire les exemples choisis. Nous constatons une ressemblance frappante entre la combinaison des notions de base au cours de la formation du mécanisme concessif dans les deux langues étudiées.