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Imaginer l’indigène. La photographie coloniale à Taïwan [1895-1945]

Imaginer l’indigène. La photographie coloniale à Taïwan [1895-1945]

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À propos

Qu’est-ce qu’un aborigène taiwanais sous le regard d’un colon japonais ? En participant à la représentation de l’indigène dans une colonie japonaise, comment la photographie a-t-elle permis aux colonisateurs Japonais d’affirmer leur propre identité et de découvrir d’autres formes d’altérité ? En quoi la photographie a-t-elle contribué à légitimer l’expansion de l’empire du Japon ?
Après l’annexion de Taiwan par le Japon en 1895, la vie, les mœurs et les coutumes des premiers habitants de l’île deviennent autant de thèmes populaires de la photographie coloniale. Leur image matérialise la découverte de la sauvagerie par les anthropologues japonais, au moment même où naît leur discipline dans l’archipel. On vend ainsi de l’exotisme aux touristes en tissant un fantasme : celui d’un terrain vierge dans les marges de la civilisation de l’empire japonais.
On va même jusqu’à dénuder les aborigènes pour insister sur leur supposée barbarie… avant de commencer à les rhabiller dans des publications de propagande, pour suggérer les progrès de l’œuvre civilisatrice coloniale, tandis que les cartes postales continuent à représenter leur corps dénudé.
C’est ainsi que le colonialisme japonais articule l’ethnie et l’identité à l’aide de la photographie, créant un imaginaire propre à son empire en expansion.

L'auteure

Post-doctorante à l’Université de Genève, Lee Ju-Ling est chercheuse associée au CECMC.

 

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