Katsura et ses jardins

Katsura et ses jardins

La visite de Katsura, villa impériale, est réduite à un circuit qui se parcourt en moins d’une heure. On en ressort étonné, éberlué, ébloui... et terriblement frustré. Restent les images intenses que notre œil aura captées, dans le saisissement de l’instant qui fuit sans recours.

Au milieu de son jardin et des quatre pavillons de thé qui bordent l’étang central, édifiée au XVIIe siècle par le prince Toshihito, sur le bord de la rivière qui baigne Kyoto, Katsura demeure l’image du raffinement. Lieu idéal, dit-on, d’où l’on peut contempler la lune...
La réinterprétation de cette architecture si particulière par les architectes du mouvement moderne, au début du XXe siècle, a engendré nombre de quiproquos.
Il faut aujourd’hui le talent et la sensibilité de Philippe Bonnin pour nous faire entrer dans la vérité d’une œuvre mythique, et éclairer l’énigme.

Philippe Bonnin est architecte, anthropologue, et directeur de recherche au CNRS. Un de ses derniers livres, le Vocabulaire de la spatialité japonaise, CNRS, a reçu le grand prix de l’Académie d’architecture.

Couverture du livre Katsura et ses jardins