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Le butin des pirates japonais, 1350-1419

Le butin des pirates japonais, 1350-1419

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Article de Damien Peladan
Mots clés : Piraterie, wakō, waegu, wokou, Chine, Corée, Japon

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figure 1 : Pirates japonais pillant une demeure aristocratique du Koryŏ. Extrait du Samgang haengsildo (三綱行實圖 ; « Illustrations des conduites fidèles aux trois liens » ; 1434, rééd. 1579). © Bibliothèque de l’Université de Waseda
 

On ne saurait aborder l’histoire des relations extérieures du Japon médiéval sans mentionner les deux grandes flambées de piraterie japonaise (ou sino-japonaise) en mer de Chine orientale, la première sévissant entre la seconde moitié du XIVe et début du XVe siècle et la deuxième au milieu du XVIe siècle. Si cette dernière a davantage retenu l’attention des historiens, la première déferlante de cette piraterie japonaise (connue sous le terme waegu en coréen, wakō en japonais et wokou en chinois) n’en reste pas moins un phénomène historique de premier plan, qui fut tant le résultat des bouleversements politiques et militaires généralisés qui secouaient alors les trois pays d’Asie orientale, qu’un facteur aggravant cette instabilité. Des flottes rassemblant des dizaines, voire des centaines de navires et plusieurs milliers d’hommes (généralement entre deux et trois mille, mais parfois près de sept mille) se mirent soudainement à appareiller de l’archipel japonais pour écumer les côtes de la péninsule coréenne à partir de 1350, et prolongèrent à partir de 1358 leurs raids jusque dans le Nord de la Chine. À partir de 1369, certains groupes se mirent également à traverser directement la mer de Chine orientale pour se porter sur les côtes du Jiangnan, cœur économique de l’Empire du Milieu, poussant parfois leurs raids jusqu’au Guangdong, à l’extrême sud de la Chine. Le pic d’intensité de cette piraterie fut atteint durant les années 1370 et 1380, l’essentiel des razzias ciblant alors la Corée. Au tournant du XVe siècle, les autorités coréennes, qui exploraient de nouvelles stratégies pour réprimer cette piraterie, ouvrirent leurs ports au commerce privé avec le Japon, encourageant de nombreux pirates à se livrer à un commerce licite, une stratégie qui eut pour résultat de déplacer les razzias vers les côtes chinoises dans les années 1400 et 1410. La grande piraterie vivait alors ses derniers feux. En 1419, une flotte pirate qui faisait route vers le Nord de la Chine commit de nouvelles exactions au Chosŏn (nom de la Corée de 1392 à 1897). La cour coréenne, excédée, lança en représailles une expédition militaire de grande envergure contre l’île de Tsushima, principale base des pirates, tandis que dans le même temps la flotte responsable des déprédations subissait de lourdes pertes dans une embuscade tendue par les troupes chinoises à Wanghaiguo (fig. 7). Après ces évènements, la grande piraterie amorça un rapide déclin, avant de disparaître entièrement au milieu du XVe siècle. Signalons au passage que si quelques Chinois ou Coréens ont pu faire partie des équipages, de leur plein gré ou sous la contrainte, la vaste majorité des pirates semble avoir été composée d’habitants de l’Ouest du Japon, et en particulier des îles du nord-ouest de Kyūshū, telles que Tsushima, Iki, et Hirado (fig. 2).

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figure 2 : Principales bases pirates au Japon. D'autres zones, telles que le Sud de Kyūshū, furent également concernées à certaines périodes, mais l’épicentre de la piraterie se situait dans les îles du nord-ouest de Kyūshū et dans une moindre mesure autour de Hakata (actuelle ville de Fukuoka), principal port du commerce extérieur japonais au Moyen Âge.

 

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figure 3 : Itinéraires des trois flottes pirates actives en 1374 (élaborés par l’auteur). Tandis qu’une première longea la côte occidentale de la péninsule coréenne et les côtes septentrionales de la Chine, une seconde remonta la côte orientale de la Corée, et une troisième traversa directement vers le Sud de la Chine, poursuivit vers le Fujian et rentra ensuite au Japon via l’archipel des Ryūkyū (actuelle préf. d’Okinawa). Les pointillés signalent un itinéraire alternatif pour la troisième flotte. Les navires qui traversaient entre le Japon et le Sud de la Chine appareillaient généralement de l’archipel des Gotō et faisaient escale dans l’une des nombreuses îles de l’archipel des Zhoushan, mais il arrivait aussi que les flottes pirates passent par la côte sud de la Corée.

 

Si la piraterie est par essence une activité économique, basée sur l’appropriation violente des biens et des humains d’un côté et leur commercialisation de l’autre, la question du butin des pirates a jusqu’ici été relativement peu abordée dans les écrits des historiens, ces derniers se contentant la plupart du temps de reprendre les affirmations des histoires officielles chinoises et coréennes, principales sources sur le sujet — les pirates n’ayant eux-mêmes pas laissé d’écrits. Or, ces textes nous laissent penser que les pirates ne s’intéressaient qu’à deux types de « biens » : les céréales, et les esclaves. Nos travaux nous ont cependant amené à nuancer cette affirmation, les cargaisons ramenées du continent étant en réalité bien plus variées, comme nous l’expliquons dans cet article.

On ne saurait évidemment nier que les céréales et les esclaves composaient une part importante des cargaisons rapportées du continent. Les pirates faisaient par exemple fréquemment main basse sur les convois maritimes acheminant les impôts (versés en nature) des provinces coréennes vers la capitale Kaesŏng, et embusquaient également, à la fin de l’époque des Yuan (1271-1367), les convois fiscaux qui ravitaillaient en grain des riches provinces du Sud la capitale impériale Dadu (Beijing). Une fois débarqués, les pirates pillaient avec la même constance les greniers gouvernementaux, qui renfermaient souvent des centaines de tonnes de grains. Ces céréales servaient probablement à assurer la subsistance des populations dans les îles où étaient basés les pirates, ou bien à financer l’effort de guerre des seigneurs belligérants dans un Japon en proie aux guerres féodales.

Les sources abondent également de mentions concernant la capture d’esclaves. Le nombre total de Coréens et Chinois emmenés de force au Japon et aux Ryūkyū entre 1350 et 1420 est inconnu, mais ceux-ci se comptent probablement en dizaines de milliers. Sachant que la population totale du Japon à cette époque est estimée à environ neuf millions d’individus, et que nombre de ces captifs furent retenus à Kyūshū et dans les îles alentours, ils constituèrent sans nul doute un apport démographique conséquent dans les sociétés locales. Ces esclaves étaient généralement employés comme main d’œuvre sur les navires, dans les ports ou dans les champs, mais ceux qui possédaient des savoirs techniques pouvaient être employés dans leur domaine de compétence et parvenaient en de rares cas à se faire une place dans la société japonaise. Certaines captives servaient également parfois « d’épouses » aux chefs pirates, signe probable de l’existence d’un trafic sexuel.

Cela étant, si les textes font une large place aux attaques contre les convois fiscaux, les greniers gouvernementaux et autres bâtiments officiels, il est évident que les pirates ne s’y limitaient pas et que les bâtiments privés ou religieux, tels que les demeures aisées ou les nombreux monastères bouddhiques coréens, étaient aussi mis à sac. Les prédations contre ces établissements ne font l’objet que de très rares mentions dans les sources, mais sont clairement attestées par l’archéologie. Des fouilles menées sur les vestiges du monastère de Kam’ŭn (感恩寺), à Kyŏngju (prov. Kyŏngsang du Nord) en Corée du Sud ont par exemple mis au jour un gong porteur d’une inscription selon laquelle l’objet avait été confectionné en remplacement d’un précédent, dérobé par les pirates en 1351 (fig. 4). Ce gong démontre ainsi que les pirates ne se contentaient pas d’emporter céréales et esclaves, mais s’emparaient également d’autres types de biens, tels que les objets liturgiques bouddhiques. Ce n’est probablement pas un hasard si les temples et sanctuaires du Nord de Kyūshū et des îles alentours, où étaient basés la plupart des flottes pirates, renferment encore aujourd’hui quantités de statues, soutras, gongs, cloches, ou encore peintures coréennes des époques du grand Silla (668-935) et surtout du Koryŏ (918-1392). L’île de Tsushima conserve à elle seule plus d’une centaine de statues bouddhiques coréennes, dont deux ont récemment été dérobées par des touristes coréens et font l’objet d’un litige entre les deux pays (Nagatome 2013). Le gong coréen du sanctuaire de Takuzutama (多久頭魂神社) de Tsushima possède une inscription commémorant son don au sanctuaire en 1357, vraisemblablement après avoir été dérobé dans le monastère de Hŭngch’ŏn (興天寺), près de Kaesŏng, quelques semaines plus tôt. Il en va de même pour le Soutra du Lotus peint en lettres d’or que Shōni Yorihisa (少弐頼尚 ; 1292-1371), intendant domanial de Tsushima, offrit au sanctuaire Tenmangū (天満宮) de Dazaifu (préf. de Fukuoka) au 12e mois de 1357 (Yi 2008). Les pirates allaient même jusqu’à décrocher les imposantes cloches des monastères coréens pour les ramener au Japon où elles se monnayaient à bon prix (dix mille sapèques pour une cloche selon une source de 1375). Sur la soixantaine de cloches coréennes recensées dans l’archipel à ce jour, dix-huit portent une épigraphe japonaise, onze desquelles sont datées de la seconde moitié du XIVe siècle, et neuf de la seule décennie 1372-1381, c’est-à-dire durant le pic d’intensité de l’activité pirate en Corée. Si aucune de ces épigraphes ne mentionne les circonstances précises de leur arrivée au Japon, il ne fait aucun doute qu’une grande partie d’entre elles fut saisie par les pirates.
 

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figure 4 : Gong du Kam'ŭnsa
© Centre national de recherches sur le patrimoine culturel de Kyŏngju, 1997
 

Outre ces objets liturgiques, les cales des navires pirates transportaient également d’importantes quantités de céramiques. L’industrie potière du Japon médiéval étant largement à la traîne par rapport à celles du continent, les élites nippones faisaient importer des céramiques chinoises en abondance. La Corée du Koryŏ avait elle aussi perfectionné la production de céladons de très grande qualité, mais cette production n’était que très peu exportée vers le Japon. Du moins jusqu’au milieu du XIVe siècle, car les couches archéologiques de l’archipel révèlent que les quantités de céladons coréens présents dans le pays (et en particulier l’Ouest du pays) augmentèrent subitement dans la seconde moitié du XIVe et première moitié du XVe siècle. Ce fait est évidemment à mettre en regard de l’activité pirate durant la seconde moitié du XIVe siècle d’une part et du développement du commerce légal avec le Chosŏn à partir du début du XVe siècle d’autre part. Encore une fois, les sources textuelles ne mentionnent guère l’appétit des pirates pour ce type d’objets, mais les découvertes archéologiques récentes en Corée du Sud montrent que les navires à impôts coréens transportaient aussi, en sus des céréales et autres denrées alimentaires, des céramiques (fig. 6), de sorte que lorsque les pirates s’emparaient de ces navires, ils récupéraient aussi bien souvent des vases ou de la vaisselle. Un tesson provenant d’un bol estampillé « Chŏngnŭng » (正陵), du nom du tertre funéraire de la reine Noguk (魯國 ; 1336-1365), épouse du roi Kongmin (恭愍王 ; r. 1352-1374), a été excavé sur les vestiges du Kanzeonji (観世音寺) de Dazaifu, monastère familial des Shōni (fig. 5). Ces bols étaient produits dans les fours gouvernementaux de Kangjin (prov. Chŏlla du Sud) pour le service du complexe funéraire de la reine Noguk entre 1365 et 1374 et transportés par voie maritime jusqu’à la capitale. Il est par conséquent probable que ce bol fut saisi par les pirates sur un navire à impôts et ramené à Kyūshū. Ce tesson ne représente à n’en pas douter qu’une infime partie des bols, vases, coupes, assiettes et autres objets ramenés dans les cales des navires pirates, saisis soit sur les transports fiscaux, soit dans les innombrables monastères, bâtiments administratifs et demeures que les pillards mirent à sac durant leurs razzias.
 

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figure 5 : Tesson de céladon du Koryŏ estampillé « Chŏngnŭng », excavé sur les vestiges du Kanzeonji à Dazaifu
© Musée historique de Kyūshū, 2007, p. 356 ; photographie de l’auteur
 

Quant aux objets chinois, si nous ne sommes à ce jour pas parvenu à identifier dans les couches archéologiques japonaises ceux qui auraient potentiellement été saisis par les pirates, il ne fait aucun doute que ces derniers s’emparèrent également de toutes sortes de biens de valeur en Chine, nombre desquels furent d’ailleurs écoulés au début du XVe siècle dans les ports coréens nouvellement ouverts au commerce avec le Japon. Ce fait est clairement attesté dans les écrits des autorités coréennes, qui se trouvaient à cette époque dans une fâcheuse posture : était-il préférable d’encourir l’ire de la cour impériale en autorisant ce trafic, ou plutôt celle des pirates en le proscrivant ? Fort heureusement pour elles, ce dilemme fut finalement rendu caduc par le rapide déclin de l’activité pirate.  

Il est donc clair que si le trafic des céréales et des esclaves représentait une part non négligeable de l’activité pirate, ces derniers s’emparaient en réalité d’une grande variété de biens revêtant une potentielle valeur marchande. Statues, gongs, soutras, cloches, peintures ou encore céramiques, mais aussi probablement étoffes, produits médicinaux ou encore livres — qui résistent moins bien aux ravages du temps et laissent peu de traces dans les couches archéologiques — faisaient partie des cargaisons ordinaires des navires pirates afin d’être écoulés dans les ports japonais, et parfois même coréens.

Identifier les objets convoités par les pirates nous fournit non seulement un aperçu de la culture matérielle et des systèmes économiques qui sous tendaient la piraterie, mais alimente aussi en données nouvelles les débats académiques concernant la nature des rapports entre pirates et seigneurs féodaux japonais. Alors que certains historiens considèrent que les pirates agissaient en marge des structures de pouvoir établies, d’autres sont d’avis que ces pirates opéraient sous l’égide d’un (ou plusieurs) seigneurs féodaux. Comme nous l’avons mentionné plus haut, le clan Shōni semble avoir largement profité des circulations économiques induites par la piraterie, en particulier dans les années 1350 et 1360, suggérant donc qu’ils furent impliqués dans les premières étapes de son développement, quoique les détails de cette relation nous échappent. Il semble que de façon générale, les attitudes des divers seigneurs féodaux vis-à-vis de la piraterie varient sensiblement en fonction des intérêts économiques, militaires ou diplomatiques propres à chacun. Certains cherchaient à la faire interdire, d’autres se montraient plus conciliants, soit qu’ils fussent dans l’incapacité d’y mettre un terme, soit qu’ils en tirassent des bénéfices économiques ou politiques. Il serait dès lors erroné de supposer que les pirates formaient des organisations politiques autonomes, à l’instar des Caraïbes du début du XVIIIe siècle. S’il est vrai qu’à certaines périodes l’autorité tutélaire des seigneurs pouvait s’étioler aux aléas des revers militaires, laissant une certaine marge de manœuvre aux pirates (c’est ce qui semble s’être produit durant les années 1370 et 1380, lorsque l’activité pirate atteignit son apogée), ces derniers devaient la plupart du temps composer avec la hiérarchie féodale, qui était en mesure de bannir leur activité, ou du moins de la restreindre (en leur interdisant de piller un pays donné, par exemple), s’il en allait de leur intérêt.

Cette question du rapport des pirates aux pouvoirs politiques est complexe et jusqu’à aujourd’hui largement restée sans réponse définitive, mais nous espérons que l’approfondissement de l’étude des circuits économiques liés à la piraterie permettra de pallier un tant soit peu les lacunes des sources.

figure 6


figure 6 : Épave de Mado 4, excavée en 2014-2015. Les étiquettes découvertes sur l’épave (en bas au centre) permettent de déterminer avec certitude que le navire faisait partie d’un convoi fiscal transportant les taxes de Naju (prov. du Chŏlla du Sud) à la capitale Séoul, mais sombra dans les eaux de Mado (Anhŭng) entre 1417 et 1425. Son chargement était principalement composé de céréales (en bas à droite), mais aussi de 155 céramiques de type punch’ŏng (en bas à gauche) (© Centre national de recherches sur le patrimoine maritime 국립해양문화재연구소). Étant donné qu’en 1419, des pirates japonais revenant de Chine (cf. fig. 7) s’emparèrent de neuf navires à impôts du Chŏlla dans le port de Anhŭng, à l’endroit exact où le Mado 4 sombra, cette épave est une illustration parfaite des cargaisons saisies par les pirates.

 

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figure 7 : Itinéraire de la flotte pirate de 1419 (élaboré par l’auteur). Après avoir subi une lourde défaite des mains des troupes chinoises à la bataille de Wanghaiguo au Liaodong, les pirates survivants rentrèrent clopin-clopant à Tsushima, et s'emparèrent au passage de neuf navires à impôts coréens à Anhŭng.

 

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figure 8 : Carte générale des toponymes cités
 

Damien Peladan est historien et actuellement ATER à l’université Jean Moulin Lyon 3. Sa thèse, soutenue en janvier 2021 et intitulée « Le Temps de la grande piraterie japonaise : transformation des circulations maritimes en mer de Chine orientale, 1350-1419 », porte sur la grande vague de piraterie japonaise en Asie orientale aux XIVe et XVe siècles. Il prépare actuellement, entre autres projets, une traduction de l’ouvrage du lettré coréen Song Hŭigyŏng (1376-1446), Nosongdang Ilbon haengnok (« Chronique du voyage au Japon de Nosongdang »), premier récit d’un voyage à travers le Japon médiéval par un Coréen, en 1420.

 

Références Bibliographiques

Calanca, Paola, « Wokou, un terme au long cours ? », in Battesti Michelle (dir.), La piraterie au fil de l’histoire : un défi pour l’État, Presses Universitaires de Paris-Sorbonne, Paris, 2014, p. 63-79.

Carré, Guillaume, « Féodalités maritimes : le Japon médiéval et la mer (xie-xvie siècles) », in La Mer dans l’Histoire – Le Moyen Âge, enquête internationale de l’Association Océanides, the Boydell Press, Woodbridge, 2017, p. 867-890.

Hazard, Benjamin H., “The formative years of the Wakō, 1223-63”, in Monumenta Nipponica, vol. 22-3, Sophia university, Tōkyō, 1967, p. 260-277.

Nagatome Hisae, Nusumareta butsuzō - Tsushima to toraibutsu no rekishi haikei [Les statues bouddhiques volées - Contexte historique des statues bouddhiques étrangères à Tsushima], Kōrinsha shuppan kikaku, Tsushima, 2013.

Peladan, Damien, « La comédie des erreurs - Réactions à l'expédition coréenne contre Tsushima, 1419 », in Japon pluriel 12 - actes du douzième colloque de la Société des études japonaises, Paris, 2018, p. 685-694.

Yi Young , « Ssŭsima tchŭtchŭ Tagussŭdama sinsa sojae Koryŏ ch’ŏngdongje panja-wa waegu » [Le gong en bronze du Koryŏ conservé au sanctuaire Takuzutama de Tsutsu à Tsushima et les pirates japonais], in Hanguk chungsesa yŏn’gu, n°25, 10/2008, p. 409-440.

Pirates japonais pillant une demeure aristocratique du Koryŏ. Extrait du Samgang haengsildo (三綱行實圖 ; « Illustrations des conduites fidèles aux trois liens » ; 1434, rééd. 1579). © Bibliothèque de l’Université de Waseda