Le Taoïsme Shangqing et les Religiosités lettrées dans la Chine du VIIIe siècle

Le Taoïsme Shangqing et les Religiosités lettrées dans la Chine du VIIIe siècle

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Soutenue en par Olivier Boutonnet

Née au IVe siècle d’une série de révélations, la tradition taoïste de la Pureté supérieure, ou Shangqing, se constitua rapidement en école indépendante sur le Maoshan, avec sa communauté et son corpus. Son patrimoine spirituel et scripturaire inspira la vie religieuse de nombreux lettrés de la Chine médiévale. En ce qui concerne la situation de cette tradition au VIIIe siècle, période durant laquelle le patronage impérial atteignit son apogée, deux positions s’opposent parmi les historiens : pour les uns, le Shangqing constituait une école indépendante et capable d’influencer le pouvoir en place ; pour les autres, il n’avait plus d’existence propre car il avait été absorbé dans l’église du Maître céleste qui contrôlait les investitures et le rituel. Notre thèse consiste à démontrer que si la Pureté supérieure n’existait certes plus comme une école indépendante, elle recouvrait cependant pour les lettrés taoïstes de l’époque une réalité tangible, à la fois politique et spirituelle.