Nouvelles et anciennes routes de la soie : discours et savoirs

Nouvelles et anciennes routes de la soie : discours et savoirs

Nouvelles et anciennes routes de la soie : discours et savoirs
Congrès international, Montpellier, 12-14 novembre 2020


Les Routes de la Soie (et du Corridor) constituent un des plus importants réseaux de communication et de développement humain au monde. Ces routes ont depuis toujours participé à la connexion de plusieurs espaces, régions, pays, continents et à la construction d’anciennes et nouvelles civilisations et sociétés. S’étendant de l’Extrême-Orient, au Proche-Orient et au Moyen-Orient jusqu’en Afrique et en Europe, notamment méditerranéenne, ces routes continuent de fournir de considérables efforts pour rapprocher l’Orient et l’Occident, l’Est et l’Ouest et même le Nord et le Sud avec leurs multiples stratégies de développement et d’ouverture sur de nouveaux horizons, cultures, empires (chinois, romain, arabe, musulman, etc.) et espaces depuis l’Antiquité jusqu’à nos jours. Ce rapprochement a commencé par le commerce à courte puis à longue distance avec la circulation des matériaux, des biens et des marchandises de valeur (porcelaine, thé, épices, soie, etc.), tout en conduisant aussi à la circulation des idées, des savoirs et savoir-faire dans différents domaines (sciences, littérature, architecture, urbanisme, économie, etc.). Cela a non seulement permis la découverte de nouveaux marchés mais a aussi favorisé le déplacement et la migration de populations vers de nouvelles zones géographiques et culturelles à la recherche du nouveau et de l’ancien, du moderne et de l’authentique, du différent et du semblable.

Ce mouvement des biens et des populations, avec leurs diversités et leurs variations, a participé à la circulation des langues, des croyances, des religions, des idées et des idéologies et à la mutation des fondements des sociétés se trouvant sur les routes de la soie ou sur celles qui y étaient reliées, impliquant, par-là, l’influence des pratiques linguistiques, communicationnelles, socio-culturelles, notamment la pratique du pouvoir dans un monde en totale évolution. Il s’agit d’un monde stimulé par le changement, notamment technologique et la conquête de nouveaux espaces et centres de richesse et d’influence sans frontières. Ce qui renvoie à un monde en devenir perméable aux interactions entre un Occident (représenté par les USA et ses alliés européens, africains et arabes) et un Orient où la Chine retrouve une place centrale (avec ses nouvelles alliances en Asie, au Moyen-Orient et en Afrique).


Dans le cadre de ce vaste espace à frontières marquées mais non limitées, plusieurs éléments et plusieurs facteurs entrent en contact pour construire la mémoire et l’histoire de ses peuples, leurs pratiques, leurs discours, leurs manières de percevoir les cultures, les langues, de les exprimer. La langue, voire les langues, devient un médium qui construit, décrit et traduit les relations inter-individuelles et collectives, facilite leur délimitation dans le temps passé et présent et prédit leur avenir. Autrement dit, comme le temps, la langue et la culture, les routes de la soie rapprochent le plus lointain du plus proche et rendent possible ce qui devrait ou pourrait rester impossible ; contribuant ainsi à la construction du monde des possibles dans lequel le moins central devient plus central et s’ouvre sur un contexte plus large et plus varié qui participe aussi bien à la diminution des différences qu’à leur accroissement.

Cette première édition du congrès « Routes de la soie », qui s’inscrit dans la continuité des travaux du congrès « Langues, cultures et médias en Méditerranée » qui s’est ouvert à la Chine dans sa précédente édition, attend des contributions et des recherches inédites rendant compte de l'ensemble des caractéristiques linguistiques, discursives, culturelles, historiques, sociologiques, politiques et géostratégiques des routes de la soie.

En insistant sur la transdisciplinarité et pluridisciplinarité, elle privilégiera les propositions de communication qui inscrivent les routes de la soie dans les axes de recherche suivants :

 

  • Histoire des routes de la soie et leur prise en charge par les anciennes et les nouvelles sociétés
  • Enjeux géopolitiques liés à la nouvelle route de la soie
  • Langues et discours : plurilinguisme et contact des langues, circulation de mots et des expressions, lexique et lexicographie
  • Discours politiques et médiatiques : usages, perceptions et représentations
  • Textes, discours, traduction et terminologie : interculturalité, stéréotypages et représentations en société
  • Enseignement-apprentissage des langues-cultures, migration, traduction
  • Littératures modernes et anciennes, traduction et traductologie : l’unique et le multiple,emprunt et transfert,
  • NTIC, méthodes d’application et d’appréciation
  • Médias classiques, nouveaux médias, géopolitique et sociétés : compétences en analyseet applications sur le terrain
  • Nouveaux médias, innovation, intelligence et identité : sécurité et durabilité
  • Outils numériques et/ou langues : méthodes de conception, d’évaluation et enjeux théoriques et stratégiques.
  • Traditions, patrimoine, communication et interculturalité

Modalités de soumission

Les propositions de communication, accompagnées d’un résumé compris entre 350-500 mots et d’un CV synthétique d’une page, sont à envoyer avant le 25 mai 2020 à : lachkarabdenbi@gmail.com

Le Comité scientifique examinera ces propositions et donnera ses réponses avant le 30 juin 2020.

Langues du congrès : français, anglais, arabe, chinois

Une publication est prévue des travaux sélectionnés par le comité scientifique dans un ouvrage collectif.

Frais d’inscription : 100 euros/ Enseignants-chercheurs, 60 euros/doctorants

Coordination

Abdenbi LACHKAR (Université Paul Valéry, Montpellier3) Nancy BALARD (Université Paul Valéry, Montpellier3) Mariarosaria GIANNINOTO (Université Paul Valéry, Montpellier3)Félix Jun MA (Université Paul Valéry, Montpellier3)Laurence DENOOZ (Université de Lorraine) Salam DIAB-DURANTON (Université Grenoble Alpes) Hayssam KOTOB (Université Libanaise)

 

Comité scientifique

ABDALLA Mahmud (Middlebury University, USA) BALARD Nancy (Université Montpellier3, France) BARBARA Rahma (Université Sidi Mohamed Ben Abdellah, Fès, Maroc) BENDAHAN Mohamed (Université Mohamed V- Rabat, Maroc) CHAKRANI Brahim (Michigan State University, USA) CHALHOUB Nicole (Université du Saint-Esprit, Kaslik, Liban) CRUVEILLE Solange (Université Montpellier3, France) DENOOZ Laurence (Université de Lorraine, France), DIAB DURANTON Salam (Université Grenoble Alpes, France) FABRE Guilhem (Université Montpellier3, France) GIANNINOTO Mariarosaria (Université Paul Valéry, Montpellier3) GONZALEZ-RAYMOND Anita (Université Montpellier3, France) KLEIBER Georges (Université de Strasbourg, LILPA/Scolia, France) KOTOB Hayssam (Université Libanaise, Liban), LACHKAR Abdenbi (Université Montpellier3, France) MADINI Mongi (Université Franche-Comté, France) MA Felix Jun (Université Paul Valéry, Montpellier3) MERGER Marie-France (Université de Pise, Italie) MOHSEN Mohammad (Université Libanaise, Liban) NABOULSI Randa (Université Libanaise, Liban) OZTIN PASSERAT Duygu (Université Dokuz Eylül, Izmir, Turquie)