Rhétorique contrastive de l’écrit académique : étude contrastive de textes produits par des scripteurs apprenants et des scripteurs natifs

Rhétorique contrastive de l’écrit académique : étude contrastive de textes produits par des scripteurs apprenants et des scripteurs natifs

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Soutenue en par Lihua Jin

La présente étude cherche à aborder l’enseignement de l’écrit dans le cadre de la linguistique textuelle du discours. Dans la perspective de la rhétorique contrastive, l’étude porte essentiellement sur l’argumentation et sur la dimension cohésive des textes. Cette étude s’inscrit dans une perspective analytique comparative qui s’appuie sur des textes écrits par des locuteurs de langues différentes, divisés en deux groupes de scripteurs, notamment des apprenants asiatiques en L2 et des scripteurs natifs. Les textes recueillis sont soumis à l’examen du schéma argumentatif (topoï), de la relation de connexité et de la progression thématique. Comparés aux textes produits par les scripteurs natifs, les textes produits par les apprenants asiatiques se caractérisent par les traits suivants : 1. Le topos extrinsèque est privilégié comme garant argumentatif. 2. Le terme garant (topoï) est défectueux en nombre ; l’absence de topos est répétitive et imprévisible. 3. L’absence répétée de relation (logico) sémantique est problématique pour la réception du texte. S’ajoute à cela la dépendance à la relation d’addition simple. 4. La réalisation linguistique mise en œuvre pour la cohésion textuelle n’est pas pertinente avec la relation logico (sémantique) repérée. 5. La variété des marques de cohésion employées est restreinte. 6. Le cas de rupture thématique est plus important ; le cas fréquent d’une rupture thématique appelle d’autres ruptures thématiques successives. 7. Une occurrence de rupture thématique est suivie de préférence par une progression non-linéaire. 8. La distance mise entre la thématisation et l’élément initial de référence, est relativement importante.