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Histoire sociale de l’Asie du Sud-Est à l’époque moderne

L’imprévu dans l’histoire : catastrophes et cataclysmes en Asie du Sud-Est

Eruption du Krakatau, 1883, lithographie de Parker & Coward.  Report of the Krakatoa Committee of the Royal Society, 1888.
Eruption du Krakatau, 1883, lithographie de Parker & Coward. Report of the Krakatoa Committee of the Royal Society, 1888.
Du 26 octobre 2017 au 18 janvier 2018
Horaires : 13h30-16h30
Contact : Mathieu Guérin (INALCO –UMR 8170) et Emmanuel Poisson (U. Paris Diderot – UMR 7219) Courriel
Lieu : Salle des plaques, INALCO, 5 rue de Lille, 75007 (RER C Musée d’Orsay / métro Rue du Bac ou Saint-Germain-des-Prés)
Aire : Asie du Sud-Est
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Depuis le début des temps modernes jusqu’à nos jours, les sociétés d’Asie du Sud-Est ont régulièrement été touchées par des catastrophes, des changement brutaux, inattendus et aux effets dévastateurs. Certains sont des cataclysmes, des catastrophes d’origine naturelle, telle l’éruption du Krakatoa en 1883 ou le tsunami de 2004, d’autres sont liés à des événements d’origine humaine. Dans ce dernier registre, la chute des capitales occupe une place particulière dans l’écriture de l’histoire de la région : Angkor en 1431, Vijaya en 1471, Melaka en 1511, Ayutthaya en 1569 puis en 1767, Longvek en 1594, Vientiane en 1827, Hanoi en 1954, Phnom Penh et Saigon en 1975. Malgré leur extrême violence pour les contemporains qui ont vécu ces événements, et même si beaucoup de ces moments critiques réunissent les conditions d’une rupture de l’ordre socio-politique, tous ne sont pas considérés comme des ‘cosmodrames’ (Paul Mus), autrement dit comme une arythmie significative dans la durée des sociétés. Les cataclysmes paraissent ainsi avoir été minorés tandis que la chute des capitales fut l’objet d’une cristallisation singulière de la mémoire collective, comme en attestent notamment les chroniques royales. Parfois même, les cataclysmes et autres anomalies naturelles (monstres, prodiges, comètes) sont intégrés aux récits comme autant de signes annonciateurs de la chute.

À travers une série d’études de cas, les intervenants seront invités à vérifier cette hypothèse en revisitant la notion classique de crise (krisis) entendue comme déchirement, jugement, choix, décision face à l’imprévu dans l’histoire, l’imprévu étant ici restreint aux calamités, elles-mêmes dialectisées par deux entités, la Nature et le Politique, avec d’un côté les cataclysmes (météorites, éruptions volcaniques, tsunamis, cyclones, tempêtes, sécheresses…), et de l’autre les catastrophes anthropiques (épidémies, guerres, famines..).

Il s’agira ainsi d’avancer dans la compréhension des rythmes propres aux sociétés modernes et contemporaines de l’Asie du Sud-Est en appréhendant leurs réactions à des crises brutales et inattendues.

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