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Les soldats du Maître du Ciel. Ce que la révolte de Shimabara-Amakusa nous apprend sur le catholicisme japonais

Illustration tirée du Shimabara-jin no zubyōbu (Paravent représentant la bataille de Shimabara) [Musée d
Illustration tirée du Shimabara-jin no zubyōbu (Paravent représentant la bataille de Shimabara) [Musée d'histoire locale de la ville d'Asakura] (© Musée d'histoire locale de la ville d'Asakura)
Date de l'événement : 27 février 2017
Horaires : 11h00-12h50
Contact : Martin Noguera Ramos Courriel
Lieu : Ecole française d'Extême-Orient, 22, avenue du Président Wilson, 75116 Paris
Aire : Japon
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La révolte de Shimabara-Amakusa (décembre 1637-avril 1638), deux régions de Kyūshū se trouvant à proximité de Nagasaki, est un épisode central de l’époque d’Edo auquel ont participé plus de 30 000 paysans commandés par d’anciens guerriers (rōnin) et un jeune chef charismatique. Les insurgés sont pour la plupart des apostats « de bouche » qui, dans un climat d’angoisse eschatologique, disent prendre les armes pour complaire à Dieu et obtenir le pardon de leurs péchés ; ils ont pour principale revendication l’abolition de l’édit de proscription du catholicisme. Ce mouvement est en échec : en avril 1638, les armées du shogunat et de plusieurs fiefs du sud du pays s’emparent du château de Hara, la place forte de la révolte, et procèdent au massacre des derniers survivants.

On dispose sur cette révolte d’un nombre important de témoignages de personnes de différents statuts sociaux (guerriers, marchands, paysans) et de plusieurs nationalités (Japonais, Portugais et Néerlandais). Ces différents documents nous livrent de précieux éclairages sur l’organisation, les croyances et les attentes de la communauté catholique japonaise alors que celle-ci est sur le point d’entrer dans la clandestinité pour plus de deux siècles. 


 
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