Amandine PÉRONNET, nouvelle membre du bureau des jeunes chercheurs du GIS Asie

Amandine PÉRONNET, nouvelle membre du bureau des jeunes chercheurs du GIS Asie

Amandine PÉRONNET, post-doctorante en études chinoises au Centre d’Études Interdisciplinaires sur le Bouddhisme (CEIB) et affiliée à l’IFRAE (UMR 8043) et à l’IrAsia (UMR 7306), a rejoint le Bureau des Jeunes chercheurs du GIS Asie début 2022.

Amandine PERONNET

Amandine PÉREONNET est actuellement post-doctorante contractuelle au Centre d’Études Interdisciplinaires sur le Bouddhisme (CEIB), une structure de recherche liée à l’Inalco, à l’EPHE et au Collège de France ayant vu le jour en 2017.

Sa thèse, soutenue en mars 2021 et intitulée Le temple Pushou 普 寿 寺 et le projet “Trois-Plus-Un”. Nonnes et modes de production du bouddhisme contemporain en Chine continentale, a été réalisée sous la double direction de Ji Zhe (Inalco) et d’Ester Bianchi (Università degli Studi di Perugia). L’orientation disciplinaire de ces deux chercheurs a permis d’inscrire cette recherche dans le champ de la sociologie des religions en se questionnant sur la place du bouddhisme et des nonnes dans la société chinoise post-maoïste, tout en la resituant dans le contexte de l’histoire moderne et contemporaine du bouddhisme chinois. Le temple de nonnes Pushou donne à voir un certain nombre de spécificités, dont font partie la pratique d’une stricte discipline monastique, le développement de l’éducation supérieure pour les nonnes et l’utilisation de la philanthropie religieuse, spécificités qui contribuent de manière unique aux métamorphoses du bouddhisme en Chine à l’époque contemporaine.

De manière plus générale, cette étude de cas a permis de soulever la question des capacités d’adaptation du religieux au contexte socio-politique dans lequel il évolue, et d’observer le potentiel créatif du bouddhisme institutionnel dans sa négociation avec le pouvoir, ses stratégies de diversification pour répondre à toutes les attentes, ainsi que ses diverses tentatives de légitimation. D’autre part, cette thèse résulte dès ses débuts d'une volonté de lever le voile sur les nonnes du bouddhisme chinois, et sur les pratiques, expériences, stratégies qui leur sont propres au sein de sphères religieuses et institutionnelles traditionnellement monopolisées par les moines – sur lesquels portent par ailleurs la grande majorité des travaux académiques sur le bouddhisme.
À partir de cette étude de cas, la recherche post-doctorale d’Amandine s’est donc naturellement orientée vers les réseaux verticaux et horizontaux de nonnes bouddhistes en Chine post-maoïste. Elle s’interroge sur la manière dont se composent ces réseaux, sur les personnages qui leur sont centraux, et sur l’influence qu’ils peuvent avoir sur les trajectoires individuelles des nonnes. Elle s’intéresse en particulier à l’affiliation au sein des structures hautement institutionnalisées que sont les instituts d’études et les associations bouddhistes et cherche à cartographier ces réseaux sociaux grâce aux outils de visualisation propre au champ des humanités numériques.

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