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Les Cams du Viêt Nam : une grande civilisation méconnue

Les Cams du Viêt Nam : une grande civilisation méconnue

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Article d’Anne-Valérie SCHWEYER

mots clefs : Cam, Campa, Viêt Nam, histoire, civilisation

Les Cams restent un peuple mal connu. Pour Oscar Salemink (2015), le Viêt Nam les considère aujourd’hui, de même que les habitants des hauts plateaux, comme des populations tribales qui représentent l’envers barbare de l'idéal civilisationnel néo-confucéen. Pourtant, ce peuple est porteur d’une grande civilisation.

Cet article retrace leur histoire caractérisée par une présence très ancienne sur le territoire de l’actuel Viêt Nam et de multiples interactions avec les populations locales. Il met en évidence l’apport des Cams à la construction du Viêt Nam et l’intérêt de développer une nouvelle historiographie.

Carte de 1842 de Jeremiah Greenleaf  « East India Isles ».  Accès à Wikimedia

figure 1 : Carte de 1842 de Jeremiah Greenleaf  « East India Isles ».
Accès à Wikimedia https://commons.wikimedia.org/wiki/File:1842_Greenleaf_Map_of_the_East_Indies,_Borneo,_Java,_Sumatra,_Thailand,_Vietnam_-_Geographicus_-_EastIndies-greenleaf-1842.jpg en mai 2021. La distance entre les côtes occidentales de Bornéo et les côtes sud-est du Viêt Nam est d’environ 1.000 kms.

Une présence Cam très ancienne et d’une grande vitalité

Voilà presque 19 siècles que les Cams (écrit selon leur écriture originelle et orthographié « Chams » en vietnamien ou en anglais, où l’écriture a été adaptée à la prononciation) sont connus grâce à des documents historiques et archéologiques.

Les Cams auraient probablement émigré des côtes de l’actuelle Bornéo occidentale vers les côtes de l’actuel Centre Viêt Nam (figure 1), à proximité de sites de la civilisation protohistorique de Sa Huynh, dès le 3e siècle avant J.C. Bons marins, probables commerçants, ils ont apparemment su se faire accepter des populations autochtones. En revanche, ils n’ont pas accepté la tutelle que les Chinois ont tenté d’établir : les Annales officielles chinoises les accusent d’avoir assassiné leur gouverneur local en 192 de l’ère commune (EC). Cette entrée dans l’histoire les montre comme un groupe ethnique éparpillé en tribus dans des villages, ce qui laisse supposer une répartition par familles ou par clans, dirigés par un chef. Ces clans ont su tenir les velléités chinoises à distance, à une époque où ces mêmes Chinois se sont imposés dans le delta du fleuve Rouge occupé par des populations Viêt.

Peu de traces marquent leur présence jusqu’au 5e siècle, époque où on reconnaît les premières sculptures et les premières inscriptions écrites en cam ou en sanskrit dans une écriture brahmi empruntée au monde indien, qui attestent de contacts choisis avec le monde indianisé. Ces premiers témoignages montrent une présence cam qui s’égrène le long des côtes de l’actuel Viêt Nam, dans les nombreux deltas fluviaux, entre les provinces de Quang Tri et de Phu Yen. Les Cams étaient des agriculteurs et des commerçants de plaine, parlant une langue austronésienne proche du malais. Leur organisation se structure alors par l’emprunt de modèles politico-sociaux au monde indien. On reconnaît le vocabulaire sanskrit de la royauté, avec le râja et sa cour, celui des religions venues d’Inde avec l’emprunt de divinités de l’hindouisme – shivaïsme et vishnuïsme- ou du bouddhisme. Les divinités locales – protectrices du terroir des Cams – et les ancêtres sont certainement honorés sur tout le territoire, mais les seuls monuments qui nous sont parvenus sont les tours en brique qui clament les louanges de divinités indiennes. Aussi a-t-on longtemps étudié les royaumes cams par le prisme du monde indien, de la langue sanskrite et des dieux indiens. On sait aujourd’hui qu’il convient de nuancer cette emprise supposée en étudiant la part de propagande portée par une élite cultivée et lettrée qui a appuyé son pouvoir sur des modèles empruntés face à une population dont le quotidien était habité par des esprits locaux omniprésents, mais sans voix.

Carte diachronique des territoires cams


figure 2 : Carte diachronique des territoires cams sur laquelle on peut repérer les implantations dans les vallées le long de la côte.
Les noms des régions anciennes sont indiqués en rouge.
Les noms des provinces vietnamiennes modernes sont indiqués dans l’encart à droite.
© Anne-Valérie Schweyer.

Le Campa était un pays formé de royaumes confédérés dont la carte a évolué dans le temps (figure 2). Les différents royaumes/territoires qui constituent le Campa ne sont pas fixes, mais évoluent selon les ambitions d’hommes qui revendiquent le titre de roi. Ainsi, grâce aux temples (figure 3) et aux inscriptions (figure 4), on peut suivre l’évolution de ces territoires : au 6e siècle, le roi Bhadravarman revendique la région autour du fleuve Thu Bon et fonde le sanctuaire du roi Bhadreshvara à My Son. Cette fondation va demeurer le symbole du pays cam protégé par les dieux de l’hindouisme. Au 7e siècle, de nouvelles lignées se font jour autour de l’actuelle région de Hué. Au 8e siècle, c’est plus au Sud qu’une nouvelle lignée revendique le pouvoir royal autour de la région de Phan Rang. Le territoire du Panduranga va fabriquer le culte à la déesse Po Nagar comme « déesse du pays » pour démontrer son intégration dans le pays cam. Bhadreshvara et Po Nagar vont rester les piliers de l’identité cam. Jusqu’au 9e siècle, on assiste à la création des différents royaumes constituant le Campa. Au 10e siècle, c’est sous l’égide d’un roi des rois appelé Indravarman que la région du fleuve Thu Bon comme celle de Hué connaissent une extrême vitalité. Au 11e siècle, le commerce des richesses venues des hauts plateaux (animaux recherchés pour leurs supposés pouvoirs médicinaux comme l’éléphant pour ses défenses ou le rhinocéros pour sa corne, bois précieux comme le bois d’aloès, ou bois d’aigle, or, argent, rotin, cire, miel, bœufs, cannelle, cardamone, chanvre, tissus et esclaves, en échange de sel, poisson séché, jarres en céramique, pots et gongs en bronze…) permettent à de nombreux rois (jusqu’à onze repérés en même temps grâce aux inscriptions) de laisser éclore leurs ambitions royales.

Temples cams dans la province de Ninh Thuan. A gauche : temple de Po Klaong Garay.


figure 3 : Temples cams dans la province de Ninh Thuan. À gauche : temple de Po Klaong Garay. À droite : temple de Po Romé. © Anne-Valérie Schweyer.

 inscriptions cams


figure 4 : inscriptions cams. À gauche : stèle de Lai Trung. 10e siècle ; au centre : inscription de Po Nagar à Nha Trang. 13e siècle ; à droite : inscription de Po Romé. 17e siècle. © Anne-Valérie Schweyer.

Apogée et déclin des Royaumes cams

On peut parler de « Grand Campa », pour l’époque qui s’étend du 11e à la fin du 15e siècle, avec l’éclosion d’une culture et d’une civilisation qui englobent tous les royaumes et qui sont largement reconnues à l’extérieur. Mais ces riches royaumes ont fini par attirer les Viets (enfin libérés du joug chinois) venus du delta du fleuve Rouge et les Khmers qui tentent de prendre part aux réseaux commerciaux des Cams.

À partir du 12e siècle, d’autres royaumes se développent, comme celui de Vijaya (dans l'actuel Binh Dinh), qui va privilégier les alliances politiques et commerciales avec les Khmers. Les dissensions entre royaumes cams vont fragiliser leur cohésion. Les invasions mongoles vont provoquer un rapprochement temporaire du Dai Viêt et du Campa au cours de la deuxième moitié du 13e siècle, rompu par les continuelles razzias des uns et des autres. À la fin du 14e siècle, un roi cam, appelé Che Bong Nga, a fait trembler la capitale viêt et failli imposer une tutelle cam sur le territoire des Viêts. Mais les moyens militaires mis en œuvre dans ces attaques ­– à l’aide d’éléphants de guerre, de lances et autres armes de poing – n’étaient pas suffisants pour permettre une prise de pouvoir durable. C’est avec l’invasion chinoise Ming que le Dai Viêt a eu accès aux canons et à la poudre à canon, ce qui a considérablement modifié l’équilibre des forces en présence. Lorsqu’il a pu enfin se libérer de la présence chinoise, le Dai Viêt, mieux structuré sur le modèle confucéen chinois et plus offensif, va vouloir réduire la présence cam sur les réseaux commerciaux et, pour cela, s’attaquer aux royaumes cams. La principale capitale Vijaya (dans l'actuelle Binh Dinh) fut conquise et rasée, et sa population massacrée, en 1471. Le Dai Viêt occupa et colonisa les anciens territoires cams des actuelles provinces de Quang Nam, Quang Ngai et Binh Dinh, et les principautés restantes furent progressivement conquises, colonisées, et transformées en provinces vietnamiennes – le dernier État du Panduranga fut intégré au Viêt Nam en 1832.

Le Campa, confédération de populations austronésiennes, orchestra les échanges économiques entre royaumes des plaines vers l’Est et populations de Montagnards vers l’Ouest. Il n’est pas déterminé selon des frontières fixes. Au contraire, ses frontières ont fluctué au cours du temps, dans l’axe Nord-Sud selon les conquêtes et reconquêtes contre les Viêts et vers l’Ouest, selon les alliances faites avec les populations de Montagnards, qui alimentaient les marchés des richesses des hauts plateaux.

Les Vietnamiens utilisent la notion moderne de nam tiên ou « marche vers le sud » pour décrire le grignotage progressif et inéluctable des terres cams par les Viêts. Mais cette notion doit être remise en question, d’une part, parce que rien ne montre dans les textes une volonté affichée des Viêts dès le 11e siècle de détruire les royaumes cams – ils n’en avaient d’ailleurs pas les moyens –, et d’autre part, parce que la volonté d’unifier le Viêt Nam sous un label ethnique majoritaire est une création idéologique de la fin du 20e siècle, qui n’a aucun sens dans les espaces polyethniques des époques anciennes et modernes.

Le Campa, amputé des deux-tiers de son territoire depuis la conquête du roi du Dai Viêt, Lê Thanh Tông, en 1471, a été réduit à deux principautés couvrant le Sud-Est de l’actuel Viêt Nam. L’ancien pays cam historique a été découpé par les Viêts en trois royaumes vassaux. Mais les Cams restés sur place représentent une population instable qui effraie les autorités viêts qui publient des décrets anti-cams en 1499 et 1509.

À partir de la fin du 15e siècle, le Campa du Sud (ou Panduranga) a hérité de la couronne cam. C’est le dernier territoire à être annexé par les Viêts, jusqu’à la disparition définitive de l’État cam qui aura lieu sous Minh Mang (règne : 1820-1841). Pourtant le petit État cam parvient à conserver son indépendance jusqu’à la fin du 17e siècle et à maintenir des activités commerciales avec le monde malais, les marchands chinois, les Européens et les Japonais. Sans leurs royaumes, les Cams ont dû se réinventer : ils sont restés fidèles au roi du Panduranga et aux esprits du sol. De plus, des populations cams sont restées sur les territoires des anciens royaumes, perpétuant ainsi leur culture. On pourrait ainsi proposer une carte évolutive d’un grand Campa « culturel » constituée de l’ensemble des populations vivant dans les plaines et les hauts plateaux qui ont tissé des liens sociaux et économiques (principalement, mais pas exclusivement, les Jarai, les Ede/Rhade, les Churu/Cruw et les Raglai, populations austronésiennes comme les Cams), et qui ont formé, entre le 16e siècle et 1832, un État cam indépendant.

Conversion à l’Islam et ouverture à de nouveaux réseaux

Le roi Po Romé (1627-1651) a été le premier roi des Cams issu d’une minorité ethnique des hauts plateaux : il était Churu. Il reflète le processus d’interaction entre les basses terres, lieu d’implantation historique des Cams, et les hauts plateaux, origine des richesses sur lesquelles le Campa a basé son développement. Il s’est produit un transfert entre l’occupation progressive du Campa sous la tutelle de Huê et la conversion à l’islam avec son ouverture sur les réseaux malais : cela permettait de pallier les défaites successives des Cams et d’élargir leur espace économique et social. Le roi Po Romé serait à l’origine des pratiques du culte aux ancêtres matérialisé par le kut, qui a pris une grande importance. La tour dite de Po Romé est la dernière tour en brique construite en l’honneur du dieu de l’hindouisme, Shiva. Du moins jusqu’à la construction près de Phan Ri de la tour moderne de Po Patao At en 2019 (figure 6).
 

temple moderne de Po Patao At, près de Phan Ri, province de Binh Thuan

figure 6 : temple moderne de Po Patao At, près de Phan Ri, province de Binh Thuan. © Anne-Valérie Schweyer.

L’islam du 17e siècle n’est pas présenté comme une foi, ni même un nouveau pouvoir magique, mais est pris pour son pouvoir mobilisateur. Ainsi, le soutien malais a permis d’encadrer les Cams dans la contre-offensive pour reprendre le Kauthara aux Viêts en 1692. Mais ce fut un échec. 1692-93 est la date d’une importante diaspora vers le pays khmer. Durant la révolte des Tay Son (1771-1802), d’autres familles royales cams, dont celle du roi Po Cibri, vont fuir vers le Cambodge.

La présence viêt s’est intensifiée après le 17e siècle ; l’administration viêt est devenue plus présente. L’ensemble de plus de 550 manuscrits originaux provenant des archives administratives cams et conservé à Paris a été appelé Archives royales du Panduranga (figure 7). Ils proviennent d’un dépôt contenant des objets ayant appartenus à des rois cams, mais également des documents administratifs du dernier État cam. Ils montrent l’influence croissante de l’administration viêt sur l’État cam du Panduranga au 18e siècle et jusqu’en 1832. Le Panduranga est alors devenu une province việt et a été intégré à un nouvel État au fonctionnement duquel il ne prend pas part. Le territoire a subi l’arrivée d’une population non native, occupé par différentes populations (Cams, Viêts catholiques, Viêts bouddhistes, Montagnards) qui ne se mélangent pas. Le pays de Panrang est devenu un pays contrôlé́, processus confirmé par la colonisation française.

manuscrit 148 des Archives royales du Panduranga indiquant l’impôt en rotin et en bétel que doivent remettre les Churu aux Cams. 19e siècle. Avec l’aimable autorisation de la Société asiatique, Paris.

 

figure 7 : manuscrit 148 des Archives royales du Panduranga indiquant l’impôt en rotin et en bétel que doivent remettre les Churu aux Cams. 19e siècle. Avec l’aimable autorisation de la Société asiatique, Paris.
 

En 1802, le premier empereur Nguyen, Gia Long, est favorable aux Cams, mais, au contraire, Minh Mang son fils et successeur, va annexer le Panduranga : le dernier royaume de Campa disparaît de la scène politique en 1832. Avant la traque entreprise sous l’empereur Minh Mang pour minimiser l’importance des Cams, allant de pair avec l’écriture du mythe de l’origine de la dynastie Nguyen, le Campa était resté un État reconnu. Cependant, le déclin définitif du Campa n’est qu’apparent. En effet, la persistance de cette entité politique a été masquée par notre mauvaise connaissance des chroniques dynastiques des États comme le Cambodge, le Campa ou le Laos du Sud entre le 16e et le 19e siècle, dont les textes ont tendance à ne pas correspondre très étroitement aux événements décrits dans les histoires des Nguyen.

La perte des territoires cams ne s’accompagne pas d’une perte irrémédiable de la culture cam. Les Cams ont su préserver leur culture et leurs croyances (figure 8). Orphelins de leur territoire, ils représentent un pan essentiel de la construction du Viêt Nam. On ose espérer que leur civilisation ne mourra pas malgré la forte diaspora qui, au fil du temps, a disséminé les Cams hors du pays de leurs racines.

figure 8 : fête annuelle du Kate au temple de Po Klaong Garay. Ici, une libation au dieu Shiva auquel on confie la prospérité de la communauté. © Avec l’aimable autorisation d’Agnès De Féo

 

figure 8 : fête annuelle du Kate au temple de Po Klaong Garay.
Ici, une libation au dieu Shiva auquel on confie la prospérité de la communauté.
© Avec l’aimable autorisation d’Agnès De Féo

 

Anne-Valérie SCHWEYER

Chercheure au CNRS
Chargée de cours « Civilisation et langue du pays cam » à l’Inalco
https://www.researchgate.net/profile/Schweyer-Anne-Valerie
Courriel : anne-valerie.schweyer@cnrs.fr

Bibliographie

Schweyer Anne-Valérie, VIÊT NAM. Histoire – Arts - Archéologie, Guide Olizane, 2011.

Schweyer Anne-Valérie, « The Birth of Champa », Crossing Borders. Selected Papers from the 13th International Conference of the European Association of Southeast Asian Archaeologists, Volume 1, Berlin 2012, Singapore : NUS Press, p. 102-117. (2013 : https://halshs.archives- ouvertes.fr/halshs-00828812v1).     

Schweyer Anne-Valérie, « Potent places in Central Vietnam: ‘Everything that comes out of the earth is Cham’ », numéro spécial Potent places in Southeast Asia, The Asian Pacific Journal of Anthropology, n°5, vol. 18, Anne-Yvonne Guillou (éd.), Canberra, novembre 2017, p. 1-21.
(https://www.researchgate.net/publication/347935369_The_Asia_Pacific_Journal_of_Anthropology_Potent_Places_in_Central_Vietnam_'Everything_that_Comes_Out_of_the_Earth_is_Cham'_Anne-Valerie_Schweyer)

Schweyer Anne-Valérie, « Buddhism in Champa », Vibrancy in Stone - Masterpieces of the Ðà Nắng Museum of Chăm Sculpture, River Books, Bangkok, 2017, p. 71-77 & 133.

Brunelle Marc, « Revisiting the Expansion of the Chamic Language Family : Acehnese and Tsat », Champa : Territoiries and Networks of a Southeast Asian Kingdom, A.Hardy and G. Wade éd., Paris, École française d’Extrême-Orient, 2019 : 287-302.

De Féo Agnès, Le royaume de la déesse 2017 https://www.youtube.com/watch?v=bbjuvkZ4ukk

Po Dharma, Le Panduranga (Campa) 1802-1835, Vols I-II. Paris: EFEO, 1987.

Salemink Oscar, « The Regional Centrality of Vietnam’s Central Highlands », Oxford Research Encyclopedia of Asian History, Oxford University Press, 2016 (https://doi.org/10.1093/acrefore/9780190277727.013.113 )

Zottoli Brian A., Reconceptualizing Southern Vietnamese History from the 15th to 18th Centuries: Competition along the Coasts from Guangdong to Cambodia, PhD Dissertation, University of Michigan, 2011.

 

fête annuelle du Kate au temple de Po Klaong Garay. Ici, une libation au dieu Shiva auquel on confie la prospérité de la communauté.