Nouvelles et anciennes routes de la soie : discours et savoirs

Nouvelles et anciennes routes de la soie : discours et savoirs

Les Routes de la Soie (et du Corridor) constituent un des plus importants réseaux de communication et de développement humain au monde. Ces routes ont depuis toujours participé à la connexion de plusieurs espaces, régions, pays, continents et à la construction d’anciennes et nouvelles civilisations et sociétés. S’étendant de l’Extrême-Orient, au ProcheOrient et au Moyen-Orient jusqu’en Afrique et en Europe, notamment méditerranéenne, ces routes continuent de fournir de considérables efforts pour rapprocher l’Orient et l’Occident, l’Est et l’Ouest et même le Nord et le Sud avec leurs multiples stratégies de développement et d’ouverture sur de nouveaux horizons, cultures, empires (chinois, romain, arabe, musulman, etc.) et espaces depuis l’Antiquité jusqu’à nos jours. Ce rapprochement a commencé par le commerce à courte puis à longue distance avec la circulation des matériaux, des biens et des marchandises de valeur (porcelaine, thé, épices, soie, etc.), tout en conduisant aussi à la circulation des idées, des savoirs et savoir-faire dans différents domaines (sciences, littérature, architecture, urbanisme, économie, etc.). Cela a non seulement permis la découverte de nouveaux marchés mais a aussi favorisé le déplacement et la migration de populations vers de nouvelles zones géographiques et culturelles à la recherche du nouveau et de l’ancien, du moderne et de l’authentique, du différent et du semblable.

Ce mouvement des biens et des populations, avec leurs diversités et leurs variations, a participé à la circulation des langues, des croyances, des religions, des idées et des idéologies et à la mutation des fondements des sociétés se trouvant sur les routes de la soie ou sur celles qui y étaient reliées, impliquant, par-là, l’influence des pratiques linguistiques, communicationnelles, socio-culturelles, notamment la pratique du pouvoir dans un monde en totale évolution. Il s’agit d’un monde stimulé par le changement, notamment technologique et la conquête de nouveaux espaces et centres de richesse et d’influence sans frontières. Ce qui renvoie à un monde en devenir perméable aux interactions entre un Occident (représenté par les USA et ses alliés européens, africains et arabes) et un Orient où la Chine retrouve une place centrale (avec ses nouvelles alliances en Asie, au Moyen-Orient et en Afrique).

Dans le cadre de ce vaste espace à frontières marquées mais non limitées, plusieurs éléments et plusieurs facteurs entrent en contact pour construire la mémoire et l’histoire de ses peuples, leurs pratiques, leurs discours, leurs manières de percevoir les cultures, les langues, de les exprimer. La langue, voire les langues, devient un médium qui construit, décrit et traduit les relations inter-individuelles et collectives, facilite leur délimitation dans le temps passé et présent et prédit leur avenir. Autrement dit, comme le temps, la langue et la culture, les routes de la soie rapprochent le plus lointain du plus proche et rendent possible ce qui devrait ou pourrait rester impossible ; contribuant ainsi à la construction du monde des possibles dans lequel le moins central devient plus central et s’ouvre sur un contexte plus large et plus varié qui participe aussi bien à la diminution des différences qu’à leur accroissement.

Cette première édition du congrès « Routes de la soie », qui s’inscrit dans la continuité des travaux du congrès « Langues, cultures et médias en Méditerranée » qui s’est ouvert à la Chine dans sa précédente édition, attend des contributions et des recherches inédites rendant compte de l'ensemble des caractéristiques linguistiques, discursives, culturelles, historiques, sociologiques, politiques et géostratégiques des routes de la soie.

Modalités de soumission

Les propositions de communication, accompagnées d’un résumé compris entre 350-500 mots et d’un CV synthétique d’une page, sont à envoyer avant le 25 janvier 2021 à : lachkarabdenbi@gmail.com

Le Comité scientifique examinera ces propositions et donnera ses réponses avant le 30 mars 2021.

Langues du congrès : français, anglais, arabe, chinois Une publication est prévue des travaux sélectionnés par le comité scientifique dans un ouvrage collectif.

Frais d’inscription : 100 euros/ Enseignants-chercheurs, 60 euros/doctorants

Coordination

Abdenbi LACHKAR (Université Paul Valéry, Montpellier3), Nancy BALARD (Université Paul Valéry, Montpellier3) Mariarosaria GIANNINOTO (Université Paul Valéry, Montpellier3) Félix Jun MA (Université Paul Valéry, Montpellier3) Laurence DENOOZ (Université de Lorraine) Salam DIAB-DURANTON (Université Grenoble Alpes) Hayssam KOTOB (Université Libanaise)